La foreuse d’InSight est toujours inopérationnelle

NASA InSight

– Actualités du 8 octobre 2019 –

Sur la planète Mars, la foreuse de la sonde InSight est toujours bloquée à quelques dizaines de centimètres sous la surface. La NASA et le DLR, l’agence spatiale allemande, vont faire une nouvelle tentative de sauvetage en utilisant le bras de l’atterrisseur pour plaquer la foreuse contre une des parois du trou qu’il a creusé. Cela devrait augmenter la friction et donc l’efficacité du forage.

Pendant ce temps, l’autre instrument scientifique d’InSight, un sismomètre conçu par le CNES (l’agence spatiale française), fonctionne parfaitement. Il a déjà enregistré plus de 100 événements sismiques dont 21 ont été confirmés comme des tremblements de Mars. Ces observations permettent déjà de se faire une idée des propriétés de la croûte martienne. Elles semblent être à mi-chemin entre celles de la Terre et celles de la Lune. Une autre observation étonnante vient du magnétomètre associé à SEIS. De mystérieuses pulsations magnétiques ont été détectés à plusieurs reprises autour de minuit, heure locale.





Le forage de la planète Mars par InSight n’a toujours pas repris, le DLR et la NASA imaginent une nouvelle solution

— Actualités du 15 septembre 2019 —

Il y a maintenant plus de neuf mois qu’InSight a atterri sur la planète Mars et la foreuse de son instrument HP3 est toujours bloquée à une quinzaine de centimètres sous la surface de la planète Mars. Le capteur de flux thermique est supposée descendre jusqu’à 5 mètres de profondeur. Cet instrument scientifique est donc pour le moment incapable de remplir sa mission.

La NASA et le DLR ont multiplié les initiatives pour reprendre le forage mais jusqu’à présent sans succès. Le bras robotique d’InSight a été utilisé pour retirer la structure de support de HP3, puis il a permis de casser le sol à proximité du trou, l’objectif étant d’augmenter la friction de la tête de forage avec le sol. Le principal problème est que HP3 a foré un trou trop grand pour lui. Les ingénieurs allemands et américains qui travaillent sur la mission n’ont cependant toujours pas abandonné.

Une nouvelle solution pourrait être mise en place dans les jours qui viennent. Cette fois-ci, le bras robotique sera utilisé pour plaquer la tête de forage contre un des murs de la paroi, pour augmenter artificiellement la friction. La méthode est risquée mais cela peut valoir le coup.

SEIS, l’autre instrument scientifique d’InSight qui a été fourni par le CNES, l’agence spatiale française, continue de fonctionner normalement. Il écoute le sol de la planète Mars à la recherche de micro-séismes. La façon dont ces ondes traversent la planète Mars peut nous permettre d’en apprendre beaucoup sur sa composition intérieure.

Pour le moment, le bilan de la mission InSight est donc mitigé. Un de ses instruments scientifiques fonctionne parfaitement tandis que l’autre est dans l’incapacité de prendre des mesures. Espérons que les ingénieurs du DLR et de la NASA vont trouver une solution pour HP3.

La NASA et la DLR continuent leurs investigations pour qu’InSight puisse reprendre le forage

— Actualités du 16 juillet 2019 —

Depuis plusieurs mois, la foreuse de l’instrument HP3 d’InSight est bloqué à quelques centimètres sous la surface de la planète Mars. En juin, la NASA et la DLR avaient décidé de soulever sa structure de support pour tenter d’y voir plus clair. Cette opération a été menée avec succès le 25 et le 27 juin. La sonde foreuse est maintenant exposée, ce qui doit permettre aux scientifiques américains et allemands de poser un meilleur diagnostic. Côté solution, il reste possible d’essayer d’augmenter la friction du sol en le pressant à l’aide du bras manipulateur d’InSight. Il est aussi possible que la foreuse ait buté sur un gros rocher, un problème qui serait probablement insurmontable.

Le sismomètre d’InSight enregistre un séisme sur la planète Mars

— Actualités du 28 avril 2019 —

Le 6 avril, le sismomètre SEIS déposé sur la planète Mars par l’atterrisseur InSight a enregistré un signal qui est très probablement un tremblement de Mars. Trois autres signaux enregistrés à différents moments pourraient aussi être des tremblements de Mars, mais c’est moins probable. Le signal du 6 avril est très faible. Il correspond presque exactement au type de signal que les équipes du programme Apollo avaient pu enregistrer suite à des tremblements sur la Lune.

Ce point de comparaison est important car la Terre est bien trop active pour être un référent efficace. Ce premier signal est malheureusement trop faible pour permettre d’analyser les profondeurs de la planète Mars. Il apporte cependant une information cruciale. La planète Mars n’est pas complètement morte. Elle n’a pas de tectonique des plaques mais son lent refroidissement continue de provoquer des secousses.

Espérons que le sismomètre d’InSight enregistrera des événements sismiques un peu plus violents. L’analyse des ondes sismiques pourrait apporter de précieuses informations sur la composition interne de la planète Mars. Il est impossible de savoir quand ces événements se produiront. Espérons que ce sera rapidement car les panneaux solaires d’InSight commencent déjà à être recouverts de poussière martienne.

La NASA tente de savoir ce qui bloque la foreuse d’InSight

— Actualités du 14 avril 2019 —

Le mois de Mars a été compliqué pour InSight. L’instrument HP3 a rencontré des difficultés dès le début de ses opérations. La foreuse de l’instrument scientifique a buté sur quelque chose, peut-être de la roche ou une couche plus dure de régolithe. Cela a déclenché l’interruption du forage pour comprendre ce qu’il se passe.

La NASA a imaginé un test au cours duquel le marteau de HP3 va être mis en route pendant que SEIS, le sismomètre d’InSight, enregistrera les vibrations. Cela permettra peut-être de découvrir des indices sur la nature du blocage. Mais il y a de fortes chances pour que la foreuse de HP3 soit encore immobilisée pendant quelques semaines. Pour que l’expérience soit un succès, il faut pouvoir creuser jusqu’à au moins trois mètres de profondeur, idéalement jusqu’à 5 mètres. Un premier blocage à seulement 30 centimètres de la surface de la planète Mars montre que le forage sera compliqué.

Le sismomètre de la mission InSight a enregistré ses premiers signaux issus de la planète Mars. Ces signaux ne sont pas dus à des tremblements de terre ou à des impacts de météores. Les vents martiens produisent des microséismes visibles dans les données de SEIS, comme des tremblements à basse fréquence. Cette première détection démontre que le sismomètre fonctionne aussi bien que prévu.

Sur les deux ans de la mission primaire d’InSight, l’équipe en charge de la mission s’attend à détecter environ un tremblement de Mars par mois. Ils devraient arriver par groupes, puis éloignés de longues semaines ou mois. Il faudra donc être patient avant qu’InSight ne donne ses premiers résultats.

L’exploration du sol martien par InSight est retardé par des cailloux

— Actualités du 5 mars 2019 —

Le capteur de flux de chaleur installé sur l’atterrisseur martien InSight a pour mission de recueillir de précieuses informations sur la conductivité thermique de la croûte martienne. Il doit d’abord effectuer un forage sur cinq mètres de profondeur. Pour creuser, l’instrument utilise une sorte de marteau-piqueur qui frappe le sol une centaine de fois par heure. Le processus est très lent, surtout que le terrain semble plus difficile que prévu.

Les premières heures de forage ont permis à l’instrument de plonger à quelques dizaines de centimètres dans le sol. Il a déjà rencontré deux cailloux. Le pénétrateur est conçu pour pouvoir les écarter sur le côté en s’inclinant légèrement, mais ce procédé nécessite beaucoup de temps et ralentit la manoeuvre. Espérons que les profondeurs de la planète Mars auront moins de cailloux.

Ce serait très embêtant de rencontrer une grosse pierre à faible profondeur car elles ne peuvent pas être aussi facilement poussées sur le côté. Le forage devrait continuer pendant au moins tout le mois de Mars.

L’atterrisseur InSight continue de mettre en place ses instruments scientifiques

— Actualités du 18 février 2019 —

Le sismomètre SEIS, déployé par InSight à la fin de l’année 2018, a été recouvert d’une cloche protectrice au début du mois de février pour l’isoler du vent et des changements de température. La positions du câble situé entre l’atterrisseur et le sismomètre a été légèrement ajustée car le sismomètre vibrait un peu à cause du vent martien, pour pouvoir enregistrer les ondes sismiques se propager dans la croûte de la planète Mars.

Le bras robotisé d’InSight vient d’installer un marteau-piqueur juste à côté de lui. Le capteur de flux de chaleur a besoin de creuser sur cinq mètres de profondeur pour mettre en place ses capteurs thermiques. Il va falloir 30 à 40 jours pour que l’instrument fasse son trou. Espérons qu’il n’y a pas de gros rochers sur le trajet de la foreuse car elle n’est conçu pour creuser que dans un terrain relativement mou. Si elle ne parvient pas à descendre jusqu’à 5 mètres de profondeur, les données de l’expérience seront beaucoup plus difficiles à analyser.

Cependant, il n’y a presqu’aucun rocher à la surface du site d’atterrissage d’InSight, ce qui est plutôt bon signe pour la composition du sous-sol. Grâce au sismomètre et au capteur de flux de chaleur, on comprendra un peu mieux la structure interne de la planète Mars.

InSight enregistre le son du vent martien

— Actualités du 11 décembre 2018 —

Sur la planète Mars, l’atterrisseur InSight continue son déploiement. Pour le moment, la priorité est de tester les instruments et les systèmes de l’atterrisseur. Les photos de l’environnement où se stue InSight montre que la NASA semble avoir bien choisi le site d’atterrissage, qui parait extrêmement plat. Cela facilitera la pose du sismomètre au sol de la planète Mars.

Le placement des instruments est une décision critique pour la mission. Plusieurs mois pourraient s’écouler avant qu’un site soit désigné. Mais même sur InSight, le sismomètre SEIS enregistre déjà de petites vibrations causées par le vent martien qui souffle sur les panneaux solaires de l’atterrisseur. Cela correspond à un son à peine audible. C’est la toute première fois qu’on est capable d’entendre le vent martien. Mais il ne faut pas oublier que ce même vent et la poussière qu’il transporte seront à long terme un véritable danger pour la mission.

InSight s’est posé sur la planète Mars !

— Actualités du 27 novembre 2018 —

L’atterrissage d’InSight sur la planète Mars s’est déroulé sans problème. Comme d’habitude, la phase de rentrée atmosphérique et l’atterrissage ont été des moments de forte tension, mais cela commence à être la routine pour la NASA. En effet, l’agence spatiale américaine a réussi tous ses atterrissages martiens ces deux dernières décennies.

L’atterrissage s’est déroulé dans la zone d’Elysium Planitia, une région proche de l’équateur martien qui a la particularité d’être très plate. La NASA préfère généralement poser ses robots près d’anciens cours d’eau, où les découvertes géologiques et biochimiques sont les plus probables. Mais InSight ne s’intéresse pas directement à la vie sur Mars, c’est l’intérieur de la planète qui préoccupe ce nouvel atterrisseur. La zone choisie a permis un atterrissage facile, sa proximité avec l’équateur martien va permettre un ensoleillement optimal pour les panneaux solaires d’Insight, et le sol devrait être assez souple pour permettre de forer en profondeur.

Un des deux outils principaux d’InSight va nécessiter de creuser jusqu’à 5 mètres sous la surface de la planète Mars. Il s’agit d’un capteur de flux de chaleur qui va permettre de comprendre comment les flux thermiques se propagent depuis le noyau de la planète vers sa croûte. Cela devrait nous aider à mieux estimer la composition interne de la planète rouge. Cet instrument scientifique a été conçu par le centre spatial allemand. L’autre instrument principal d’InSight est un sismomètre conçu sous maîtrise d’oeuvre du CNES. L’activité tectonique de Mars n’a encore jamais pu être mesuré directement. On va donc pouvoir découvrir la fréquence des tremblements de Mars et la fréquence des impacts de météorites. L’étude des ondes sismiques devrait fournir de précieux indices sur la composition interne de la planète Mars.

En attendant de pouvoir démarrer sa mission scientifique, InSight doit réaliser un bilan médical et démarrer. Pour le moment, tout semble bien fonctionner. La NASA a indiqué que les panneaux solaires du robot sont correctement exposés à la lumière. InSight a aussi communiqué ses premiers clichés. Comme prévu, le paysage autour d’InSight est très plat.

Les CubeSats MarCO A et B ont été lancés dans le sillage d’InSight avec pour mission de surveiller son atterrissage. Ce sont eux qui ont transféré le signal qui a annoncé qu’InSight s’est posé. C’est la première fois que des CubeSats sont utilisés dans une mission interplanétaire. Ils ont survécu pendant des mois aux rudes conditions du vide interplanétaire. Comme ils n’ont pas les capacités de se satelliser autour de la planète Mars, ils vont continuer leur chemin sur une orbite héliocentrique. Ce premier succès poussera peut-être la NASA et d’autres agences spatiales à considérer les CubeSats comme des outils intéressants pour l’exploration du système solaire. Leur poids très léger et leur standardisation élevée permet de lancer ce type de mission à un coût dérisoire.

Il va falloir quelques mois pour mettre les expériences scientifiques d’InSight en route et pour réaliser le forage nécessaire à l’installation du capteur de flux de chaleur. La collecte de données durera au moins deux ans. Les premiers résultats devraient être communiqués en 2019 ou 2020.

La mission InSight approche de Mars

— Actualités du 30 octobre 2018 —

L’atterrisseur InSight approche de la planète rouge. Si tout se passe bien, il se posera à l’équateur le 26 novembre. InSight devra observer les profondeurs martiennes à l’aide de son sismomètre et de son capteur de flux de chaleur. L’atterrisseur InSight est suivi par les deux premiers CubeSats interplanétaires. Ces CubeSats survoleront Mars en suivant la descente d’InSight. Les deux minuscules explorateurs, qui ont chacun la taille d’une boite à chaussures, ont transmis leurs premières images de la planète rouge.

L’atterrisseur Insight a testé son sismomètre dans l’espace

— Actualités du 25 septembre 2018 —

L’atterrisseur Insight est actuellement en route vers la planète Mars où il devra se poser fin novembre pour réaliser des mesures de propagation de la chaleur et d’activité sismique de la planète rouge. L’atterrisseur Insight teste ses instruments avant d’arriver à destination. Tester un sismomètre dans l’espace n’est pas inutile car l’instrument a pu détecter et mesurer les lancements des micros-propulseurs de la sonde. Il a peut-être même identifié un impact de micro-météorite. Ce sismomètre paraît donc en parfait état pour nous aider à comprendre ce qu’il se passe dans les profondeurs de Mars.

Le robot InSight étudiera le sol martien

— Actualités du 19 septembre 2017 —

L’atterrisseur InSight passe actuellement une série de tests avant son lancement l’année prochaine à destination de la planète Mars. InSight est un robot conçu par la NASA pour étudier les profondeurs du sous-sol martien en utilisant la sismologie et la géodésie. Il ne s’agit pas d’un rover mais d’un robot stationnaire qui restera sur son site d’atterrissage.

En étudiant les profondeurs de Mars, on peut en apprendre plus sur la Terre. En effet, Mars est une planète relativement inactive depuis trois milliards d’années. Son manteau rocheux a donc très peu évolué depuis cette période. Or on pense que la structure de la Terre et la structure de Mars sont très similaires. L’activité du manteau terrestre rend difficile l’étude de son passé. En s’intéressant à Mars, on peut donc regarder une photo du manteau terrestre il y a trois milliards d’années.

L’atterrisseur InSight devrait se positionner à proximité de l’équateur martien. InSight sera alimenté en énergie grâce à deux panneaux solaires circulaires. Le robot déploiera ses deux instruments scientifiques à l’aide d’un bras robotisé. Le premier instrument scientifique est un sismomètre de précision qui enregistrera toute trace d’activité sismique dans la zone d’atterrissage du robot. Ce sismomètre a été conçu par le CNES. Son deuxième instrument scientifique sera un capteur de flux de chaleur. Il doit s’enfoncer à cinq mètres sous la surface du sol, ce qui sera la plus grande profondeur creusée par l’Homme sur Mars. Le capteur de flux de chaleur servira à déterminer l’activité thermique du noyau et à comprendre l’histoire géothermique de la planète Mars.

La mission est initialement prévu pour durer deux ans, mais InSight pourrait continuer bien au-delà de cette date. La mission embarque aussi deux cube sats qui serviront de relais de communication durant la phase de descente du robot InSight. Incapables de s’insérer en orbite martienne par leurs propres moyens, ils poursuivront alors une trajectoire qui les placera dans une orbite autour du soleil.

Mars est aujourd’hui une planète dont le noyau est presque inactif. Avec l’atterrisseur InSight, la NASA espère pouvoir étudier la faible activité résiduelle de la planète Mars. Cela devrait aussi permettre de déterminer en partie la composition du manteau martien. Le sismomètre devrait être assez sensible pour capter les impacts de météorites sur la planète Mars. En étudiant leur fréquence, il sera possible de mieux comprendre les risques associés pour une éventuelle mission habitée. En mai de l’année prochaine aura lieu le lancement de l’atterrisseur InSight. C’est actuellement la seule mission prévue pour Mars pour 2018, avant l’invasion d’orbiteurs, d’atterrisseurs et de rovers qui partiront à destination de la planète Mars en 2020.

Image by NASA [Public domain], via Wikimedia Commons

Sources

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