Tout savoir sur la station spatiale internationale (ISS) et actualités

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Nouveau dock sur la Station Spatiale Internationale

— Actualités du 27 août 2019 —

Un vaisseau cargo Dragon qui a été lancé le 25 juillet dernier a permis l’installation d’un nouveau dock sur la station spatiale internationale. C’est ici que pourront s’amarrer les nouveaux vaisseaux habités américains, à savoir le Crew Dragon et le CST-100 Starliner. Il n’y a toujours pas de date pour les premiers vols habités de ces deux vaisseaux spatiaux, mais il faut certainement parier sur 2020.





La station spatiale internationale (ISS) a 20 ans !

— Actualités du 27 novembre 2018 —

Le 20 novembre dernier, la station spatiale internationale a fêté ses 20 ans. C’est en effet à cette date en 1998 que le premier module a été placé en orbite. Comme beaucoup de projets spatiaux, l’ISS va largement dépasser sa durée de vie initiale. Les premiers éléments avaient été assemblés pour une durée de vie de 15 ans.

La construction de cette superstructure spatiale a réuni les efforts de 15 nations pendant des décennies. C’est à la fois un tour de force technologique, scientifique et diplomatique. 232 astronautes de 18 nationalités différentes ont séjourné à bord de l’ISS. Les impacts scientifiques concernent de nombreux domaines : étude du corps humain en apesanteur, observation de la Terre, création de cristaux de protéines pour la recherche pharmaceutique, amélioration des matériaux, étude du rayonnement cosmique et bien d’autres encore.

Depuis novembre 2000, la station est occupée en permanence. L’ISS vole sur une orbite basse à environ 400 kilomètres d’altitude et à environ 28000 km/h. Cela permet à l’ISS de faire un tour de la Terre toutes les 90 minutes. La station spatiale internationale est régulièrement approvisionnée par des vaisseaux cargos issus de trois continents. Pour le moment, seuls des Soyouz russes sont capables d’y emmener un équipage. Cette situation devrait évoluer l’année prochaine avec l’entrée en service du Crew Dragon de SpaceX et du CST-100 Starliner de Boeing.

L’avenir de l’ISS est cependant incertain, surtout depuis que l’administration Trump a dévoilé son souhait de transférer au secteur privé les responsabilités américaines de l’ISS. Cette transition se ferait en 2025. C’est compliqué d’imaginer comment un acteur privé pourrait tirer un bénéfice de la station spatiale, qui n’a pas été conçu dans cet objectif.

Les nuages de météores sont peu risqués pour l’ISS

— Actualités du 9 septembre 2018 —

Lorsque la Terre traverse un nuage de météores, l’ISS traverse aussi ce nuage. Les risques restent tout de même faibles. En 2010, un expert de la NASA avait estimé que la traversée des Perséïdes augmente les chances de collision avec une micro-météorite de 15%. L’espace est très grand et la station spatiale internationale est comparativement miniscule, il faudrait donc beaucoup de malchance pour qu’un météore impacte l’ISS.

Si toutefois cela se produisait, le blindage des modules de la station spatiale internationale devrait permettre de stopper les plus petits projectiles. Les plus gros peuvent être suivis au radar et l’ISS peut toujours effectuer des corrections de trajectoire si l’un d’entre eux s’avère trop menaçant. Pour le moment, cela fonctionne. Les astronautes de l’ISS ont un point de vue exceptionnel sur ces pluies de météores. Ils peuvent les observer se consumer dans l’atmosphère depuis là-haut.

Un trou a été découvert sur l’ISS

— Actualités du 4 septembre 2018 —

L’espace est un milieu très dangereux pour l’homme. Les astronautes présents à bord de l’ISS ont eu une petite frayeur lorsque les contrôleurs au sol leur ont annoncé que la station spatiale perdait de l’air. L’incident s’est déroulé le 30 août. Heureusement, la dépressurisation a été trop lente pour représenter un danger immédiat pour les astronautes. La NASA n’a même pas jugé nécessaire de réveiller les membres d’équipage qui dormaient au moment de la découverte. Les astronautes présents se sont par la suite réunis dans la partie russe de la station spatiale internationale pour mener l enquête.

C’est finalement sur un vaisseau Soyouz amarré à l’ISS qu’un trou de 2 mm de diamètre a été découvert. Une solution a été trouvée en rebouchant le trou avec de l’époxy. Il reste maintenant à éclaircir les causes de cet incident. Deux hypothèses sont particulièrement évoquées. Roscosmos dit qu’il s’agit probablement d’un impact de micro-météorite ou de micro-débris spatial. Les débris spatiaux représentent un risque croissant. L’ISS a déjà été frappée à plusieurs reprises. Mais si cette hypothèse est vérifiée, il s’agirait de la première fois qu’un tel impact entraîne une dépressurisation de la station spatiale internationale. Cela rend concret le risque associé aux micro-débris.

L’autre hypothèse est que la capsule Soyouz aurait eu un défaut de fabrication. L’équipage a indiqué que le trou interne rappelle celui d’une perceuse. Autour du trou, des marques évoquent une mèche de perceuse qui aurait glissé. Si cette hypothèse est vérifiée, ce serait un nouveau témoignage de l’état désastreux dans lequel se situe l’industrie spatiale russe. Entre les déboires de Proton et les reports en série de tous les nouveaux programmes spatiaux, il n’y a pas beaucoup de bonnes nouvelles du côté de Moscou. Mais il serait tout de même ahurissant qu’un trou réalisé à la perceuse au mauvais endroit ait pu passer les contrôles qualité d’un opérateur spatial.

On va attendre des conclusions officielles pour savoir ce qu’il s’est réellement passé. Cet incident illustre en tout cas à quel point il est urgent que les nouveaux vaisseaux habités américains entrent en service. Si Soyouz devait rester au sol pour des raisons de sécurité, la Terre entière à l’exception de la Chine perdrait l’accès des hommes à l’espace. La station spatiale internationale, déjà bien secouée par les déclarations du président américain, n’a pas besoin de cela. Soyouz devrait être épaulé par Crew Dragon et CST-100 Starliner dès l’année prochaine. Un test sans équipage devrait même avoir lieu cette année. La fuite d’air était très faible. Le prochain incident pourrait toutefois être bien plus grave. La multiplication des débris spatiaux situés en orbite basse va rendre le sujet de plus en plus épineux au cours des années et des décennies à venir. S’il s’agit d’une erreur humaine dans la conception du soyouz, il faut alors espérer que les choses vont rapidement être corrigées.

La NASA cherche des investisseurs privés pour la station spatiale internationale

— Actualités du 22 mai 2018 —

Les années 2020 pourraient être la décennie des stations spatiales privées. C’est ce que souhaite l’administration Trump : Jim Bridenstine, le nouvel administrateur de la NASA, a été chargé de préparer la privatisation de la partie américaine de la station spatiale internationale. Pour cela, il faut qu’une entreprise privée accepte de reprendre les fonctions américaines de l’ISS et que ça lui rapporte de l’argent. Or actuellement, il est difficile de voir la station spatiale internationale comme une source de bénéfices : le 17 mai dernier l’agence spatiale américaine a donc demandé à recevoir des études sur la commercialisation de l’orbite basse. La nasa demande à des cabinets privés d’imaginer des business plans et des études de faisabilité pour les stations spatiales commerciales rattachées à l’ISS ou indépendantes.

Les études sélectionnées par la nasa recevront une bourse pouvant aller jusqu’à un million de dollars et devront rendre leurs conclusions avant la fin de l’année. Le 17 mai, l’Institute for Defense Analyses (IDA), un cabinet rattaché au gouvernement américain, publiait justement une telle étude. L’IDA est très pessimiste sur l’avenir des stations spatiales privées. Dans les années 2020, la NASA prévoit de mettre un terme au support financier de l’ISS. En 2025, l’étude estime qu’il n’y a quasiment aucune chance qu’une station spatiale privée puisse être rentable à cette date. Pour arriver à cette conclusion, les consultants de l’IDA ont imaginé plusieurs business models allant de l’assemblage en orbite de satellites à la location des stations pour des programmes habités nationaux, en passant par la fabrication de fibre optique en impesanteur. Dans presque tous les cas, ces activités ne pouvaient pas dégager de profits. L’organisme américain a pourtant basé son étude sur des prédictions optimistes comme une baisse de 50 à 75% du coût des lancements de fusées. Mais l’IDA estime que pour le secteur privé, les perspectives sont tellement mauvaises qu’elle dissuaderont tous les investisseurs. Les gains potentiels sont trop incertains et trop éloignés dans le futur.

Face du pessimisme de cet organisme américain, les investisseurs dans le New Space sont souvent de riches individus avec une part de rêve plutôt que des fonds d’investissements concentrés sur le profit. L’autre conclusion qu’on peut en tirer, c’est qu un boom économique spatial ne peut avoir lieu qu’avec une réduction drastique des coûts de lancement pour motiver les investisseurs classiques. Les prix devront être divisés par 10, donc pas encore pour cette génération de fusées. Une telle baisse de prix ne peut être envisagée qu’avec un véhicule entièrement réutilisable comme la BFR de SpaceX, si celle-ci parvient un jour à voler. D’ici là, il va falloir que le gouvernement américain trouve des partenaires riches et audacieux pour que la privatisation de l’ISS soit un succès, ou alors la NASA devra peut-être payer plus cher les séjours de ses astronautes dans la station spatiale internationale que lorsque celle ci était régie directement par la NASA. La fin du support financier de l’ISS en 2025 a de nombreux opposants politiques, y compris chez les républicains. Les choses peuvent donc évoluer d’ici cette date.

Les ambitions lunaires des Etats-Unis menacent la station spatiale internationale (ISS)

— Actualités du 30 janvier 2018 —

Le 11 décembre dernier, le président américain Donald Trump a signé une directive qui oriente les efforts de la NASA vers un retour des vols habités sur la Lune. Cela pose forcément la question de l’avenir de la participation américaine à l’ISS. Le budget 2019 de la NASA devrait ainsi prendre en compte un arrêt des opérations liées à la station spatiale internationale pour le milieu de la prochaine décennie. C’est tout à fait compréhensible. Si les efforts de l’agence spatiale américaine se portent sur la Lune, il deviendra trop coûteux de maintenir en plus une présence habitée en orbite de la Terre. Les projets lunaire de la NASA vont probablement passer par la construction d’une nouvelle station spatiale, appelée Deep Space Gateway.

Cette station spatiale viendrait prendre la suite de la station spatiale internationale, au moins pour les américains. Mais la NASA a développé beaucoup de partenariats avec le secteur privé pour desservir la station spatiale internationale. C’est le cas des capsules spatiales Dragon de SpaceX, de la CST-100 Starliner de Boeing ou encore de la navette spatiale Dream Chaser de Sierra Nevada. Ces vaisseaux spatiaux se retrouveraient sans but, seulement quelques années après leur mise en service. Ce sera un gros coup dur pour l’industrie américaine du New Space. Cela pourrait pousser le congrès américain à prolonger sa participation à l’ISS jusqu’à 2028 voire 2030. L’idée est de donner assez de temps à l’industrie privée pour mettre en orbite ses propres stations spatiales, ce qui finirait de boucler l’écosystème du spatial privé.

C’est particulièrement Bigelow Aerospace et Axiom Space qui sont attendus sur cet aspect. Une période de transition pourrait avoir lieu au cours de laquelle des modules privés viendraient se greffer à l’ISS. Bigelow par exemple a déjà son module Bigelow Expandable Activity Module (BEAM) amarré à la station spatiale internationale depuis 2016. De son côté, Axiom Space devrait commencer à construire ses modules l’année prochaine. L’entreprise espère ainsi lancer la première station spatiale privée au cours de la prochaine décennie. Même si on a encore peu de détails sur les nouveaux projets lunaires de la NASA, ceci devrait laisser une place plus ou moins importante à l’industrie privée. De nouvelles opportunités et de nouveaux partenariats devraient donc se construire pour soutenir l’effort lunaire.

La fin de l’ISS devra également être un effort coordonné avec les partenaires internationaux. Mais on n’est pas à l’abri d’un changement de gouvernement aux Etats-Unis d’Amérique en 2020, ce qui viendrait encore une fois modifier la stratégie spatiale américaine. Dès cette année, les capsules Crew Dragon de SpaceX et CST-100 Starliner de Boeing devraient commencer à amener des équipages vers l’ISS. On espère qu’elles auront de nouvelles destinations après l’arrêt de la station spatiale internationale.

Image by NASA [Public domain], via Wikimedia Commons

Sources

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