Le télescope spatial James Webb

Actualités :

— 10 mai 2017 —

Le télescope spatial James Webb, qui devrait prendre place sous la coiffe du lanceur européen l’année
prochaine, est entré dans sa plus grande phase de test au Texas.

Le successeur de Hubble au coût pharaonique de 10 milliards de dollars, concentre tous les espoirs des astronomes pour les prochaines années. Et pour cause, ce monstre de technologie emporte un miroir primaire de 6,5 mètres jusqu’au point de Lagrange L2 de la Terre. Cela devrait permettre de réaliser des observations dans des longueurs d’onde plus courtes que Hubble, et donc d’obtenir des images beaucoup plus précises.

Le télescope est lancé avec deux objectifs principaux : il doit premièrement partir à la recherche des étoiles et des galaxies primordiales, c’est à dire les premières à être apparues après le Big Bang, il doit aussi aider à comprendre les mécanismes derrière la formation des principaux objets de notre univers : galaxies, étoiles et planètes.

Le télescope devrait avoir une durée de vie significativement plus courte qu’Hubble. En effet, son point d’ancrage, le point de Lagrange L2 du système Terre-Soleil, est situé à 1,5 millions de kilomètres de la Terre. Le télescope ne pourra donc pas bénéficier comme Hubble de visites d’astronautes pour la maintenance et les réparations.

D’un poids de 6,5 tonnes, James Webb est une merveilles de technologie. Son miroir principal, en forme de nid d’abeilles, est composé de dix-huit sections qui ne seront déployées qu’une fois dans l’espace pour lui permettre de tenir sous la coiffe d’Ariane 5. Le télescope est équipé d’un bouclier thermique de 22 mètres de long pour refroidir ses instruments à des températures d’observation. Sa caméra et son spectromètre qui lui permettront de réaliser ses observations au nombre de 4, devraient nous apporter des observations passionnantes au cours des cinq à dix prochaines années.