Tout savoir sur la fusée Vega et actualités

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La commission d’enquête a trouvé l’anomalie responsable de l’incident du lanceur Véga

— Actualités du 10 septembre 2019 —

Le 11 juillet, une fusée Véga de l’ESA a été perdue pendant le lancement d’un satellite des Emirats-Arabes-Unis. La commission d’enquête et maintenant parvenue à une conclusion officielle qui permet de nous éclairer sur le premier incident du lanceur Véga. L’anomalie s’est produite dans le moteur du deuxième étage de la fusée juste après sa mise à feu, c’est-à-dire 2 minutes et 10 secondes après le décollage. Le lanceur Véga a alors commencé à dévier de sa trajectoire. 1 minute et 18 secondes plus tard, une commande de neutralisation a été envoyée par les équipes au sol, ce qui a entraîné la destruction de Véga et la perte du satellite.

C’est donc le moteur Zefiro 23 qui est coupable de cet incident. Pour être plus précis, c’est un échec thermostructurel dans sa partie dôme qui est responsable. Zefiro 23 est un moteurs à ergol solide qui est chargé de brûler ses 24 tonnes de propergol en 77 secondes. La commission a proposé un ensemble de mesures pour permettre de prévenir ce risque lors des futurs vols. Cela devrait permettre un retour en vol de Véga au cours du premier trimestre 2020.

Cet échec retardera peut être aussi le premier vol de Véga-C, la nouvelle version du lanceur. Vega-C est équipée d’un deuxième étage Zefiro 40, une version plus puissante que celui qui a causé l’incident de juillet. L’échec du vol de Véga met fin à une série de 14 succès pour Véga. Il va maintenant falloir que les prochains lancements du petit lanceur européen se passent sans problèmes pour qu’il conserve sa réputation. D’autant plus que la concurrence s’annonce de plus en plus forte.

Véga et Arianespace n’ont pas l’avantage de bénéficier de nombreuses missions institutionnelles de la part de l’ESA ou des agences gouvernementales des pays européens, alors que les américains, les russes et les chinois fournissent de nombreuses missions publiques à leurs lanceurs. Un marché commercial de plus en plus concurrentiel expose donc Arianespace à un risque plus grand que ses concurrents internationaux. Il faut espérer que cette situation poussera l’ESA à lancer quelques nouvelles missions, pourquoi pas vers la Lune par exemple.



crew dragon first flight



Premier échec pour le lanceur Vega d’Arianespace

— Actualités du 16 juillet 2019 —

2019 devait être l’année du lanceur Vega d’Arianespace, avec l’entrée en service de la nouvelle version Vega-C et un nombre record de missions. Vega-C est au final repoussé à 2020 et le lanceur dans sa version actuelle vient de subir son premier échec. Une anomalie majeure survenue deux minutes après le décollage a entraîné la perte du lanceur et de sa charge utile. Pour la petite fusée européenne, cela vient ternir une série de 14 lancements sans problèmes. Vega transportait un satellite de reconnaissance optique construit par Thales Alenia Space pour le compte des Emirats arabes unis. On ne sait pas encore quel impact cet échec va avoir sur les vols suivants et sur l’entrée en service de Vega-C. Vega-C utilisera le nouveau booster à poudre P120 pour augmenter sensiblement ses performances.

Malgré l’échec de mercredi dernier, les européens semblent garder toute confiance dans cette future version. C’est elle qui a été choisie pour emporter les quatre satellites de la constellation CO3D que le CNES vient de commander à Airbus. Il s’agit là aussi de satellites d’observation de la Terre qui pourront être utilisés à des fins civiles ou militaires. Les images qu’ils produiront pourront à la fois être utilisés par le gouvernement français et commercialisées par Airbus. A terme, les quatre petits satellites de 300 kg pourraient être rejoints par des dizaines d’autres pour former une vraie constellation de satellites qui pourra imager certains points de la Terre plusieurs dizaines de fois par jour.

Le premier lancement du lanceur léger Vega-C a été décalé en 2020

— Actualités du 23 avril 2019 —

Le premier lancement de Vega-C, la nouvelle version du lanceur léger Vega, a été décalé à 2020. A l’origine, il devait décoller dès cette année, ce qui aurait été un premier test du booster P120, une des pièces les plus importantes d’Ariane 6. Ce retard n’est pas dû à une difficulté de développement mais à un calendrier déjà très chargé pour Vega. Le petit lanceur doit décoller quatre fois en 2019, un record pour lui. Avio, le fabricant italien des lanceurs Vega, a donc décidé de prioriser ses lancements. L’année 2020 va donc être une année cruciale pour l’industrie européenne de l’accès à l’espace, avec deux nouveaux lanceurs.

L’ESA développe de nouvelles versions de son lanceur léger Vega

— Actualités du 5 décembre 2017 —

L’agence spatiale européenne vient de débloquer une enveloppe budgétaire de près de 90 millions d’euros pour le développement d’une nouvelle version du lanceur Vega et pour la mise au point de l’avion spatial automatique Space Rider. Les deux projets vont donc étoffer les options de lancement de l’Europe. Du côté de Vega, cette nouvelle version s’appellera Vega E. Elle reprendra en grande partie l architecture de Vega S, elle aussi en développement. Vega S sera une fusée à quatre étages, alors que Vega E aura trois étages.

Ces nouvelles versions du petit lanceur européen vont permettre d’apporter deux choses. Vega C améliorera les performances du lanceur. La fusée spatiale actuelle est capable de placer 1,5 tonnes de charge utile en orbite polaire. Grâce à Vega C qui sera lancée en 2019, cette capacité passera à 2,2 tonnes. Cette évolution des performances sera possible grâce au nouveau moteur P-120 C qui remplacera le moteur P-80 actuel. En plus d’équiper le premier étage de Vega, le moteur P-120 sera aussi le moteur utilisé pour les boosters d’Ariane 6.

Vega E devrait entrer en service en 2025. Elle devrait permettre de conserver les capacités de Vega C tout en réduisant les coûts. Elle aura un nouvel étage supérieur équipé d’un moteur cryogénique de nouvelle génération. Ce sera également l’occasion de rendre fusée complètement européenne, car aujourd’hui et jusqu’au lancement de Vega E, le moteur qui équipera l’étage supérieur est fabriqué en Ukraine. L’industrie spatiale italienne bénéficiera de ces projets car la maîtrise d’oeuvre de Vega est confiée à l’entreprise italienne Avio et à Thales-Alenia Space Italy.

Image by ESA_events (Sentinel-2 and Vega on the launch pad) [CC BY-SA 2.0 (https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0)], via Wikimedia Commons

Sources

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