La station spatiale Lunar Orbital Platform-Gateway (LOP-G)

2019 : top départ pour la Lunar Orbital Platform-Gateway (LOP-G) ?

— Actualités du 3 mars 2018 —

L’année 2019 devrait marquer le départ de la Lunar Orbital Platform-Gateway, la prochaine station spatiale de la Nasa et la première au delà de l’orbite basse. En effet le premier contrat portant sur la construction des modules de la Lunar Orbital Platform Gateway devrait être signé dès l’année prochaine. C’est le module de propulsion et d’alimentation électrique qui devrait bénéficier du premier financement réel. Viendra ensuite le module d’habitation à partir de 2022, les éléments de la station devrait être lancés par le SLS et par un lanceur commercial dans ce même ordre. Si tout se déroule comme prévu les quatre modules de la station seront opérationnels en 2026. La Nasa ses partenaires internationaux conduiront alors des missions emportant quatre astronautes pour quelques semaines dans le voisinage lunaire.

Rien de prévu pour le moment concernant des missions vers la surface lunaire, mais c’est également une des forces du programme Lunar Orbital Platform-Gateway : il peut s’adapter à différents objectifs, que ce soit l’exploration lunaire ou le voyage vers Mars. Quand on connaît l’habitude de la NASA de changer de programme pour les vols habités, la LOP-G a peut être une chance de survivre aux futurs mouvements à la Maison Blanche. L’agence spatiale américaine semble se montrer confiante sur le fait de pouvoir mener à bien le programme Lunar Orbital Platform-Gateway dans les limites de son budget actuel, mais quand on regarde l’historique récent de l’agence et de ses partenaires sur le vaisseau spatial Orion, le lanceur SLS ou le télescope spatial James Webb, on a forcément un peu peur que le coût réel de l’opération dépasse très largement les prédictions de la NASA.

Ariane 6 pourrait transporter les modules de la station spatiale Lunar Orbital Platform-Gateway

— Actualités du 31 octobre 2017 —

LOP-G est un projet de station spatiale de la NASA. Les russes, les européens et d’autres pays ont exprimé leur intérêt pour rejoindre le projet, ce qui pourrait faire de la station spatiale une descendante de la Station Spatiale Internationale (ISS). La semaine dernière, on en a appris un peu plus sur la contribution que l’Europe pourrait apporter à la station spatiale. L’ESA veut déjà fournir une version de module de service pour Orion, le principal vaisseau spatial qui emmènera les astronautes jusqu’à la station spatiale Lunar Orbital Platform-Gateway. Ce module sera composé de propulseurs, de réservoirs de carburant, de panneaux solaires et de radiateurs nécessaires à la capsule. Il y aura également une soute permettant d’emporter du matériel non-pressurisé, les réserves en eau, oxygène et azote nécessaires à la survie des astronautes.

Lors d’une conférence en Allemagne la semaine dernière, le CNES a déclaré étudier une version d’Ariane 6 spécifiquement conçue pour supporter la station spatiale Lunar Orbital Platform-Gateway. Ariane 6 serait utilisée pour mettre en orbite un remorqueur à propulsion électrique d’une puissance de 60 kilowatts. Ce remorqueur serait alimenté par des panneaux solaires. Ariane 6 et ce remorqueur seraient capables de livrer 9 tonnes de matériel vers la LOP-G. Si la NASA, l’ESA et Roscosmos parviennent à s’entendre sur les contributions de chacun, la construction de la Lunar Orbital Platform-Gateway pourrait commencer dès 2022 au rythme d’un tir de fusée SLS par an.

La nouvelle station spatiale, bien plus petite que l’ISS, pourrait être achevée dès 2026. Elle servirait de point de départ pour des missions à destination de la surface lunaire et de Mars. Mais la contribution européenne pourrait aller encore plus loin : Airbus Defence and Space a annoncé travailler sur un module d’habitat et un module logistique qui viendraient constituer un segment européen de la LOP-G.

La NASA révèle son projet de station spatiale lunaire LOP-G

— Actualités du 3 octobre 2017 —

Au printemps dernier, la NASA a révélé son projet de station spatiale en orbite lunaire appelée Lunar Orbital Platform-Gateway. La NASA semble enfin décidée à s’aventurer un peu plus loin que l’orbite basse de la Terre. La semaine dernière, la Russie a annoncé en coopération avec la NASA qu’elle allait participer au projet si les Etats-Unis et la Russie parviennent à s’entendre sur une nouvelle station spatiale commune dans l’espace profond. Ce sera peut-être le successeur de la Station Spatiale Internationale (ISS).

LOP-G est peut-être le projet le plus intéressant concernant le vol habité depuis les missions Apollo. Après 50 ans en orbite basse, la NASA pourrait donc prendre plus de risques. Lunar Orbital Platform-Gateway serait un prétexte parfait pour justifier l’existence du SLS et de la capsule Orion. Techniquement, la station spatiale LOP-G s’installerait sur une orbite un peu spéciale du système terre-lune qui permettrait de l’utiliser comme point de départ pour mener des missions vers la surface de la lune. La station spatiale n’aura pas vocation à accueillir une présence permanente : elle recevrait des équipages de quatre astronautes pour des missions d’une quarantaine de jours.

Lunar Orbital Platform-Gateway sera composé de quatre modules : un module de propulsion et d’alimentation, un module d’habitation, un module logistique et un sas pour des sorties extravéhiculaires. Elle devra être assemblée grâce à quatre tirs de fusées SLS entre 2022 et 2026. La NASA voudrait ensuite aller plus loin grâce au développement du vaisseau spatial Deep Space Transports qui viendrait s’amarrer à la station spatiale et qui pourra servir aux voyages habités au-delà du système Terre-lune, donc idéalement vers Mars. Le directeur des vols habités de la NASA avait souligné le besoin de certitudes financières de la part du Congrès américain pour pouvoir mener ce projet. Mais si les russes participent au projet, cela devrait s’accélérer, d’autant plus que les agences spatiales canadienne et japonaise ont aussi exprimé un intérêt pour le projet. Un engagement auprès de partenaires internationaux forcerait la NASA à bloquer ses budgets. Cela diminuerait les risques de coupes budgétaires, d’annulation ou encore de révision d’ambition à la baisse.

Image by NASA [Public domain], via Wikimedia Commons

Sources

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