Tout savoir sur la mission DART de la Nasa et actualités

L’ESA sera (peut-être) partenaire de la mission spatiale DART

— Actualités du 3 juillet 2018 —

La Terre est relativement épargnée par les météorites grâce à son atmosphère. Mais la Terre sera tôt ou tard frappée à nouveau par un météore de grande envergure. La NASA mène depuis le début des années 1990 une surveillance des astéroïdes géocroiseurs. La NASA espère les détecter à temps pour pouvoir agir et ainsi éviter une catastrophe. Mais que faudra-t-il faire lorsque la NASA détectera un astéroïde réellement dangereux ?

La mission DART (Double Asteroid Redirection Test) de l’agence spatiale américaine consiste à percuter un astéroïde avec un impacteur et mesurer si cela permet de modifier son orbite. La méthode pourrait alors être utilisée à plus grande échelle en cas de danger réel. Pour réaliser sa démonstration, DART partira en direction d’un astéroïde du nom de Didymos. Un autre astéroïde, Didymoon, orbite autour de Didymos. C’est Didymoon qui recevra l’impact de DART. Avec seulement 170 mètres d’envergure, Didymoon est en effet assez petit pour qu’on puisse espérer mesurer le résultat. Didymos, de son côté, pourra fournir un point de référence pour mesurer le changement d’orbites avec précision.

A l’origine, l’ESA devait participer au projet en fournissant une mission d’observation post-impact, appelée AIM (Asteroid Impact Mission). Cette dernière aurait mesuré les effets de l’impact avec une très grande précision. Malheureusement, cette mission n’a pas su trouver le financement adéquat. Il semblerait pourtant que l’ESA ait décidé de reprendre cette mission : l’agence spatiale européenne vient en effet de présenter une nouvelle sonde spatiale appelée AIDA, qui reprendrait le rôle de la mission AIM. AIDA arriverait à proximité de Didymos en 2026, quatre ans après l’impact de DART. Cela permettrait à la sonde spatiale d’observer l’orbite, la rotation et le cratère laissé par la sonde spatiale DART. En comparant les observations des deux sondes spatiales avant et après l’impact, on pourra déterminer avec une grande précision les effets de l’impacteur.

Pour que le projet AIDA soit financé, l’ESA devra être plus convaincante qu’à l’époque d’AIM. Face aux décideurs européens, l’agence spatiale européene présentera AIDA comme une mission de protection planétaire, pas comme une mission scientifique. Si l’ESA échoue à faire valider la mission, il faudra se contenter d’observation depuis des télescopes terrestres forcément moins précis. On pourra peut-être cependant observer l’impact en lui-même : la NASA travaille sur un partenariat avec l’agence spatiale italienne pour ajouter un CubeSat à la mission DART. Le CubeSat se séparerait au dernier moment de la sonde spatiale américaine et serait très bien placé pour observer la collision et prendre des clichés impressionnants.

Il faut espérer que le prochain astéroïde dangereux pour l’humanité arrivera dans longtemps car l’humanité n’est pas encore prête. Pour faire face à l’astéroïde, on peut imaginer que dans quelques décennies nous posséderons les technologies et les lanceurs nécessaires pour réagir à un géocroiseur qui ciblerait la Terre. Le plus important pour le moment est de répertorier et de surveiller tous les objets qui pourraient un jour présenter un risque . La mise en service du télescope LSST (Large Synoptic Survey Telescope) au Chili, prévue en 2022, devrait permettre de recenser plus de 90% de la population d’astéroïdes géocroiseurs.

La Nasa approuve la mission DART

— Actualités du 4 juillet 2017 —

La Nasa a donné son accord pour lancer le développement de la mission DART. Cette mission vise à envoyer une sonde spatale frapper un astéroïde pour le dévier de sa trajectoire. C’est un test pour déterminer notre capacité actuelle à pouvoir répondre à la menace d’un astéroïde géocroiseur. C’est le système jumeaux d’astéroïdes Didymos qui a été choisi comme cible, puisque celui-ci passera tout près de la Terre en 2022 et en 2024. Didymos est en fait constitué de deux astéroïdes : Didymos A a un un diamètre de 780 mètres et orbite autour du premier, Didymos B qui sera impacté par la mission. La sonde sera d’une conception plutôt simple : elle pèsera 500 kilos et impactera d’immenses baies à la vitesse de 6 km par seconde.

Afin de lutter contre la menace des astéroïdes géocroiseurs, la Nasa a établi en 2016 un bureau de coordination des défenses planétaires. Il est chargé de répertorier et d’analyser les trajectoires de tous les objets qui pourraient représenter une menace pour notre planète.

Sources

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