Tout savoir sur l’entreprise Rocket Lab et actualités

Le prochain lancement de fusée Electron aura lieu fin juin

— Actualités du 29 mai 2018 —

Quand on évoque le domaine du New Space, on parle principalement de projets futurs. L’immense majorité des entreprises du secteur est encore en phase de développement. Il y a bien sûr l’exception SpaceX qui a déjà réalisé une partie de ses plans, et aussi Rocket Lab.

Les lanceurs de Rocket Lab s’envolent de Nouvelle-Zélande. L’entreprise est spécialisée dans les charges très légères. Comme beaucoup de ses concurrents, Rocket Lab espère lancer des dizaines de fusées par an pour prendre une part importante du business des smallsats. Mais placer une charge utile en orbite n’est pas facile : le premier tir commercial d’une fusée Electron devait avoir lieu en avril, mais a été reporté suite à un problème détecté dans l’un des neuf moteurs du premier étage du lanceur.

C’est finalement à la fin du mois de juin que Rocket Lab procédera à son premier tir pour des clients réels. Mais ce sera le troisième tir de sa fusée Electron. Cette fois-ci, le petit lanceur embarquera 5 satellites, parmi lesquels un satellite éducationnel pour des lycéens américains, un test pour un système de désorbitation qui déploira une voile, et trois satellites consacrés à la météo et au trafic maritime. Ce sera le deuxième tir de Rocket Lab en 2018.

L’entreprise est optimiste. Rocket Lab souhaite accélérer la cadence pour la fin de l’année. Avant début 2019, elle espère réaliser un tir par mois. Si cette cadence est atteinte, Rocket Lab pourra être un leader dans le lancement des smallsats et profitera de quelques mois ou années avant que la concurrence s’intensifie sérieusement. Le carnet de commandes de l’entreprise est plein : tous ses lancements de 2018 sont réservés. Rocket Lab réfléchit à proposer des lancements supplémentaires en 2019.

A terme, le rythme de lancement pourrait devenir vraiment élevé. Le batiment utilisé par l’entreprise en Nouvelle-Zélande est certifié pour des lancements tous les trois jours à pleine capacité. Rocket Lab pourrait donc lancer une centaine de fusées par an. Il n’y a pas que des universités et des petits clients qui font confiance à Rocket Lab : le prochain lancement a été réservé par la NASA. L’entreprise n’ambitionne pas de se lancer sur le marché des lanceurs lourds. Dans un futur proche, l’entreprise préfère accélérer la cadence au maximum avec sa fusée Electron, qui mesure 17 mètres de haut et pèse 12 tonnes.

Rocket Lab tentera de lancer sa fusée Electron en janvier

— Actualités du 16 janvier 2018 —

Depuis quelques années, les CubeSats ont de plus en plus de succès. Des milliers de CubeSats seront lancés au cours des dix prochaines années. La plupart du temps, ils sont lancés en grappe, comme charge utile principale ou secondaire de toutes sortes de lanceurs. Mais cela ne convient pas forcément aux propriétaires de ces mini-satellites car ils n’ont pas vraiment le choix de l’orbite d’insertion et ils doivent parfois attendre des années avant d’avoir une place sur un lanceur. Alors de nombreuses entreprises privées développent des lanceurs dédié à ces petits satellites. Une des plus avancées d’entre elles est certainement Rocket Lab.

En mai dernier, la petite start-up a pu lancer pour la première fois sa fusée Electron, en Nouvelle-Zélande. Ce premier lancement n’a pas vraiment été un succès. Il semblerait pourtant que tout se soit bien déroulé, mais une erreur dans le paramétrage des télécommunications a entraîné l’autodestruction du lanceur. Rocket Lab va procéder à une nouvelle tentative entre le 20 et le 29 janvier. Si c’est un succès, Rocket Lab devrait très rapidement proposer des vols commerciaux. Le lancement suivant est en effet déjà planifié pour le mois de février. La fusée Electron peut placer plus de 150 kg de charge utile en orbite héliosynchrone, ce qui est parfait pour les petits satellites qui ne veulent pas attendre trop longtemps avant de trouver un lanceur.

A terme, Rocket Lab espère procéder à une centaine de lancements par an, mais la concurrence risque d’être féroce. C’est par exemple le cas avec l’entreprise espagnole PLD Space et son lanceur ARION. La jeune start-up vient d’obtenir 9 millions d’euros pour développer cette fusée aux caractéristiques très similaires à la fusée Electron de Rocket Lab. PLD Space va développer une fusée de démonstration ARION 1 et un lanceur orbital ARION 2 qui pourra placer 150 kg en orbite basse. Même si ces programmes sont menés par des entreprises privées, les agences spatiales institutionnelles s’impliquent aussi.

L’ESA participe au financement des fusées ARION tandis que Rocket Lab a reçu près de 7 millions de dollars de la part de la NASA. D’ici quelques années, on peut donc s’attendre à une guerre des micros-lanceurs. Déjà en Europe, des initiatives similaires sont apparues en Suède et en Grande-Bretagne. Cette frénésie peut facilement être expliquée par les chiffres de croissance du secteur des SmallSats. Il représentait un peu moins de 2 milliards de dollars en 2015, mais devrait représenter 4,5 milliards de dollars en 2020 puis 7,5 milliards de dollars en 2022. En attendant, les lanceurs lourds se positionnent. Un des premiers vols commerciaux de la Falcon Heavy emportera des SmallSats en charge utile secondaire.

Rocket Lab fabrique des fusées en impression 3D

— Actualités du 13 juin 2017 —

L’entreprise privée Rocket Lab a tiré sa première fusée orbitale il y a une dizaine de jours en Nouvelle-Zélande. Rocket Lab veut proposer des lancements à 5 millions de dollars. Pour y arriver, la start-up californienne compte sur un atout de taille : ses fusées sont principalement fabriqués à l’aide de centres d’usinage hautement automatisés, qui peuvent faire penser à des imprimantes 3D. L’entreprise affirme pouvoir fabriquer les moteurs de sa fusée en seulement 24 heures.

La fusée de Rocket Lab s’appelle Electron. Le tir du 3 juin dernier fait partie d’une série de trois tirs prévus cette année pour tester complètement la fusée. C’est une fusée de petite capacité, capable de placer une charge de 225 kg en orbite. Elle s’adresse principalement à un marché de niche mais l’entreprise a toutefois déjà signé ses premiers clients parmi lesquels on retrouve la Nasa.

A terme, Rocket Lab pense pouvoir réaliser jusqu’à 120 lancements par an sur son site privé situé en Nouvelle-Zélande. En comparaison, il y a eu 82 lancement de fusée en 2016 dans le monde entier. La fusée de Rocket Lab pourrait se montrer particulièrement adaptée aux charges expérimentales ou à la flotte de microsatellites que les géants de l’internet ont l’intention de déployer dans les prochaines décennies.

Image by Rocket Lab website.

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